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Quoi de mieux pour vous aider à faire votre choix entre les modèles de téléviseurs présents sur le marché que de les tester nous-mêmes ? L'équipe de QuelEcran s'est attelée à la tâche, et commence par un écran LCD 3D Ready disponible chez Sony, le KDL-46HX800. Ce téléviseur de 46 pouces, également décliné en 40 et 55 pouces, s'inscrit dans la lignée des LCD à rétro-éclairages LED classiques, réputés peu gourmands en énergie. Situé parmi les plus haut de gamme chez les Bravia de Sony, et tarifé 1949€, le 46HX800 s'affiche comme un produit de qualité cinématographique, avec prise en charge des vidéos en relief. Vérification dans notre test !
Design et accessoires
Présenté comme un écran « ultraplat », le 46HX800 soutient difficilement la comparaison avec des Samsung C8000 ou C9000, qui affichent une épaisseur minimaliste de 3 centimètres, contre 7,4 cm chez Sony. Qu'importe, la finition noire glossy, le pied plat et discret, noir lui aussi, et un aspect chic et solide remportent l'adhésion.

Niveau accessoires, par contre, la HX8 aurait pu faire mieux. Les câbles d'alimentation sont là, ainsi qu'une télécommande et... c'est tout. Pour une TV 3D Ready, la 48HX800 porte parfaitement son nom. L'émetteur pour lunettes 3D (TMR-BR100) reste optionnel – et hop, 50€ de plus au compteur, tout comme les lunettes 3D compatibles (TDG-BR100B), elles-mêmes facturées 100€ pièce en version adulte. Même combat concernant la connexion du téléviseur à Internet : si l'utilisateur souhaite limiter le nombre de câbles qui courent dans son salon, il devra investir dans un adaptateur WiFi USB d'une valeur de 79€.

Un dernier point concernant la télécommande du HX800 : plutôt jolie, avec son arrière brillante, elle s'avère décevante à l'utilisation. Constellée de traces de doigts, elle émet des clics sonores lorsque l'on appuie sur ses touches, elles-mêmes en caoutchouc voué à s'abimer rapidement. A l'arrière, Sony a choisi de placer un bouton on/off, alors que cette même fonction est assurée par un bouton classiquement placé sur la face avant de la télécommande. On notera que lors de notre test, réalisé conjointement avec un lecteur Blu-ray 3D d'une marque concurrente, les télécommandes des lecteur Blu-ray et TV ont rencontré des interférences perturbant leur fonctionnement simultané.


Ergonomie
Les connaisseurs de Sony ne risquent aucunement de se perdre dans l'interface graphique de la 46HX800, baptisée XrossMediaBar. Commune à tous les produits récents de la marque, dont la PlayStation 3, cette interface propose un défilement horizontal des menus principaux, dont les sous-menus sont déclinés à la verticale. Le rendu est simple et lisible, même pour les nouveaux arrivants dans le monde de Sony !
Connectiques
Les connectiques du 46HX8 sont nombreuses, sur chaque côté de l'écran. Elles comptent en effet deux entrées HDMI latérales, et deux à l'arrière, une entrée composante, une entrée vidéo composite, une prise jack 3,5 mm, ainsi que le DLNA. Par contre, le 46HX800 ne possède qu'un seul port USB, tandis que l'adaptateur USB en option (UWA-BR100) se branche lui aussi en USB... Bon point, le port USB gère les lecteurs de cartes mémoire.



Restitution des couleurs
Comme à son habitude, Sony ne déçoit pas quant à la qualité des images sur ses écrans. Sur le 46HX8, on observe une très bonne profondeur des noirs, avec un score excellent de 0,08 cd/m2, surtout pour un écran LCD, le plasma restant la référence en la matière.
La restitution des couleurs est véritablement satisfaisante, d'autant plus que la température des couleurs est particulièrement stable. Il faut aller vers les noirs les plus profonds pour que de légères variations soient perceptibles.
Avec le système de restitution des mouvements MotionFlow 200 Hz Pro, le Bravia HX800 apporte une belle fluidité d'image. Comparé à des LCD classiques, dont le taux de rafraîchissement se contente souvent de 50 Hz, la différence est flagrante, notamment lorsqu'il s'agit de regarder des films ou de jouer à des jeux vidéo.
Qualité sonore
Du côté du son, Sony fait au mieux, pour les possibilités qu'offre un écran slim. Certes, différents modes sont paramétrables (cinéma, musique, sport, jeux), mais sans effet réellement perceptible par des oreilles non aguerries. Reste qu'avec une épaisseur de 7,4 cm (soit le double des LED 3D Ready chez Samsung), impossible de placer des enceintes dignes de ce nom derrière l'écran : il faut se contenter de 2 x 10W. Lors de l'écoute de musique en format MP3 notamment, l'insuffisance des basses ne pourra pas passer inaperçue. En somme, pour profiter pleinement de la qualité d'image, elle indiscutable, d'un 46HX8, il sera judicieux d'investir dans un home-cinéma.
Rendu 3D
L'un des atouts majeurs de la 46HX8 se situe bien évidemment dans sa compatibilité 3D. Comme précisé plus haut dans ce test, il s'agit bien de 3D Ready : il faut donc acheter un émetteur, des lunettes, sans oublier un lecteur Blu-ray 3D. Ledit transmetteur, s'il reste discret et joli, reste filaire et difficile à positionner. Par exemple, si on le pose sur la TV, les vibrations le font tomber.
Pour tester la 46HX8, nous nous sommes sacrifiés (!), et avons visionné trois Blu-ray 3D : Le Drôle de Noël de Scrooge, Tempête de Boulettes géantes, et Alice au Pays des Merveilles. Une expérience convaincante, sans être exempte de défauts. Pour profiter pleinement de l'image en relief, mieux vaut plonger votre salon dans l'obscurité : vous éviterez ainsi les reflets dans vos lunettes, et compenserez la perte de luminosité et de contraste perçue lorsque vous chaussez vos montures 3D. Reste que l'expérience obtenue est égale à la qualité cinématographique, voire même meilleure.

Cependant, on observe quelques imperfections au niveau de la fluidité de l'image. En effet, et cela ne nous est arrivé que lors du visionnage l'Alice, on observe de temps en temps un effet de crosstalk ou diaphonie (à savoir qu'au lieu d'être diffusées alternativement auprès d'un œil puis de l'autre, les images se chevauchent). Pas de quoi entraver le visionnage du film, néanmoins.
Moins agréable, surtout lorsqu'il s'agit de s'installer confortablement chez soi, la nécessité de rester bien en face de l'écran. Il semble en effet que les lunettes perdent le signal du transmetteur si l'on tourne la tête ne serait-ce que de quelques degrés... Un sérieux point négatif pour des lunettes par ailleurs assez lourdes, comparées à leurs homologues chez Samsung. Elles restent pourtant assez confortables, et compatibles avec des lunettes de vue.

Outre la lecture de la 3D native des Blu-ray et programmes télévisés, la 46HX800 possède un système de conversion des images 2D en 3D. On obtient ainsi un effet de profondeur après une manipulation très rapide et facile à obtenir, puisqu'un bouton dédié est intégré à la télécommande. Si l'on apprécie la présence d'un tel système de conversion, il reste décevant. L'effet de profondeur reste la plupart du temps peu perceptible : il n'est réellement visible que lorsque les scènes incluent beaucoup de mouvements.

Multimédia
Equipée à la fois d'un port Ethernet (si vous n'avez pas investi dans un adaptateur WiFi USB) et d'un port USB, la HX8 permet de profiter de différents services en ligne comme de retrouver sur grand écran ses contenus personnels, qu'il s'agisse de vidéos, de photos ou de titres musicaux.
En matière de services connectés, dont on relèvera l'accessibilité très aisée, puisqu'il suffit d'attendre quelques instants après le branchement d'un câble Ethernet pour les retrouver sur l'écran de la TV, plusieurs catégories s'offrant à l'utilisateur.
Concernant les réseaux sociaux, Sony assure le strict minimum en n'offrant l'accès qu'à un seul site, Picasa. En l'absence de navigateur Internet, il faut se contenter des sites préenregistrés dans le téléviseur et situés dans le menu « vidéo ». Au programme, YouTube, parfaitement intégré, avec lancement rapide et fluide des vidéos. Dailymotion et Eurosport sont également de la partie, tout comme une petite sélection de sites. Par contre, l'offre hexagonale reste particulièrement restreinte. Elle comprend M6 Replay, dont les programmes accessibles sont agréablement présentés sous forme de vignettes, mais dont les temps de chargement sont franchement excessifs. On aurait souhaité d'autres services de ce type, avec par exemple l'accès aux Replays d'autres chaînes.

Toujours pour accéder à de la vidéo à la demande, toujours dans le menu « Vidéo », la HX800 dispose du service Qriocity. Dommage que, même si le français a été sélectionné dans les paramètres généraux de la TV, ce service ne fonctionne qu'en anglais, et nécessite une mise à jour du téléviseur. La sélection de radios, située dans le menu « Musique », souffre de ce même problème : les stations proposées sont toutes américaines.
Outre les fichiers accessibles via une connexion Internet, la 46HX800 peut lire divers fichiers stockés sur clé USB. Au branchement, bonne surprise : la lecture des contenus est particulièrement rapide, quelle qu'en soit la taille. En vidéo, les DivX, MPEG4 et autres XviD sont pris en charge, avec une navigation dans les fichiers facilitée ; il est en effet possible d'utiliser des fonctions avance rapide et retour en arrière en cours de lecture. Dommage par contre que les MKV ne soient pas compatibles avec la HX800. Côté musique, Sony a fait le choix du minimalisme, puisque seuls les MP3 sont supportés. Idem en photo, seuls les JPEG (et RAW) sont compatibles : adieu aux GIF et autres PNG. On apprécie cependant la fonction géolocalisation associée aux clichés. Le lieu de la capture photo est ainsi affiché sur une carte Google Maps dans le coin supérieur droit de l'écran.

On remarquera que les fichiers contenus dans une clé USB (ou un disque dur externe) sont dispatchés automatiquement dans les catégories de l'interface (vidéo, musique...). Un tri des contenus automatique bien vu, mais qui oblige à sortir du menu et à revenir à l'interface de générale lorsque l'on bascule d'un type de contenus à l'autre. On ne peut pas enregistrer de programmes TV sur les périphériques branchés en USB – une fonction assez rare, au demeurant.
Consommation
Réellement économique, la 46HX8 consomme très peu d'énergie. Selon nos tests, elle se contente d'environ 105 W en fonctionnement normal (rétroéclairage moyen – si l'éclairage est forcé, on atteint environ 145W). En veille, un tout petit 0,1W est à attendre.
Conclusion
Sans hésiter, avec un tel écran, Sony propose un produit d'une excellente facture. Belle qualité d'image et facilité d'utilisation sont au rendez-vous dans un produit bien fini. On pourra lui reprocher quelques imperfections cependant, notamment au niveau du son (les basses faisant cruellement défaut) et de l'expérience 3D, encore perfectible. Reste que le Sony Bravia KDL-46HX800 s'impose parmi les plus haut de gamme des téléviseurs LCD avec un produit de haute volée. Commercialisée 1949€, elle est cependant assez onéreuse, comparativement à son équivalent en LED dernière génération ou en plasma, mais séduira par sa fiabilité.
Points positifs : - Profondeur des noirs | Points négatifs : - Nécessité de rester face à l'écran en 3D |
Retrouvez le manuel du Sony Bravia KDL-46HX800 sur MonsieurManuel.com : il est téléchargeable gratuitement en format Pdf !
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